POUR UN TOURISME À L’OFFENSIVE

La France, première destination des touristes du monde entier, mais pour combien de temps ? Formidable atout pour notre balance commerciale, créant des emplois non délocalisables, l’industrie du tourisme française commence pourtant à se laisser distancer dans la course internationale. Comment s’adapter aux nouveaux enjeux, liés notamment à la révolution numérique ? Luc Carvounas plaide pour une politique plus offensive et formule des propositions concrètes pour une véritable stratégie de développement des « destinations France ».

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Vous estimez qu’en dehors de Paris un autre tourisme est à développer… Le périphérique ne peut plus être le « mur de Berlin » touristique qui sépare Paris de sa banlieue. Nos zones denses regorgent de trésors. Il y a des projets innovants, comme dans le 93, EuropaCity, le patrimoine industriel autour d’Aubervilliers, mais aussi de nouveaux festivals, comme le Weather Festival, de nouveaux lieux, le 6B à Saint-Denis… Le Grand Paris peut être plus sexy que Berlin, pour reprendre le maire de Berlin qui disait « On est pauvre mais sexy ».

Comment booster le tourisme aujourd’hui ? C’est au niveau de la métropole, avec les territoires qu’on doit dessiner une stratégie, adossée à la politique nationale, évidemment. C’est à cet échelon qu’on peut observer la qualité des installations, des prestataires, les attentes des visiteurs.

Mais avec quels moyens ? Il faut que la taxe de séjour sur les nuitées d’hôtel, variable d’ajustement de nos budgets aille au tourisme. On peut aussi taxer les entrants au niveau des visas, ou encore prélever une contribution auprès des concessions d’autoroutes.

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